Mots-clés

, ,

Si les mots n’agressent pas physiquement, ils sont un symbole, un symbole d’autant plus fort que lorsqu’ils sont prononcés par le premier d’entre nous, le Président de la République, François Hollande.

Ce dernier à l’occasion du 70e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, a déclaré que cette rafle était « un crime commis en France, par la France ».

Cette phrase m’offusque, me choque et me scandalise. Entendons-nous bien, ce qui a été commis lors de la rafle du Vél d’Hiver est d’une horreur absolue et abominable. Pour autant, qu’est-ce que cela à avoir avec la France ?

François Hollande se disait marcher sur les traces du Président Jacques Chirac, qui lui, avait reconnu la « responsabilité de l’état français » et non pas de la France. Il y a là, une distinction dont le Président de la République n’a pas su faire preuve : État et Nation. Quand François Hollande parle de la France, il fait, ici, allusion à la Nation et non pas un État illégitime qui occupait notre pays.

Cette France de 1942, n’est pas l’État de Vichy, qui n’était qu’une succursale du Nazisme à la solde d’Adolphe Hitler et qui par ailleurs sur un plan juridique, comme l’a démontré René Cassin (juriste et homme politique français, prix Nobel de la Paix 1968) était inconstitutionnelle.

Cette France de 1942 est la France de la Résistance, la France du 18 juin 1940, la France Libre, la France de Gaulle !

Nous devons faire preuve d’un devoir de mémoire pour que plus jamais ce genre d’horreur ne se reproduise, mais gare à ne pas réécrire l’histoire… Comme l’a rappelé hier Serge Klarskfeld n’oublions pas que « si 11 000 enfants juifs avaient été déportés, 60 000 enfants furent sauvés par la population française ».